Réglementation arrimage transport : obligations, normes et responsabilités
Garantir un arrimage des charges conforme et sécurisé est un enjeu quotidien en transport routier de marchandises.
Entre exigences réglementaires, diversité des chargements et contraintes opérationnelles, assurer la sécurité tout en conservant une traçabilité fiable des contrôles reste complexe.Un arrimage non conforme expose à des risques immédiats : accidents, dommages matériels, immobilisation de véhicules et mise en danger des personnes.
Dans ce contexte, la capacité à démontrer la conformité des contrôles d’arrimage est devenue indispensable.

Que dit la réglementation sur l’arrimage des charges en transport routier ?
La réglementation sur l’arrimage des charges en transport routier de marchandises repose sur plusieurs textes européens et français. Leur objectif est commun : garantir la sécurité du transport, limiter les risques d’accidents et éviter que le chargement d’un véhicule ne puisse être une cause de dommage.
Les textes européens applicables à l’arrimage
La directive européenne 2014/47/UE encadre les contrôles des véhicules utilitaires circulant dans l’Union européenne. Elle définit les exigences minimales relatives à l’arrimage de la marchandise, à la résistance des dispositifs d’arrimage et à la sécurité du transport routier.
La norme européenne EN 12195-1 précise les règles techniques d’arrimage : calcul des forces, points d’arrimage, sangles d’arrimage, accessoires d’arrimage (barres de blocage, tapis antidérapants), force de tension et méthodes d’arrimage selon la nature de la marchandise et le type de chargement.
Les obligations issues du droit français
L’article R312-19 du Code de la route impose que les chargements soient disposés, calés et arrimés de manière à ne pas compromettre la stabilité des véhicules ni présenter un danger pour les tiers ou les usagers de la route. Toutes les précautions utiles doivent être prises afin que le chargement ne puisse être une cause de dommage.
Le Code du travail impose à l’employeur de garantir la sécurité lors des opérations de chargement et de déchargement, notamment par la prévention des risques et la formation des travailleurs exposés.
Qui est responsable de l’arrimage de la marchandise lors d’un transport routier ?
La réglementation prévoit une responsabilité partagée entre plusieurs acteurs du transport routier de marchandises.
La responsabilité du chargeur ou donneur d’ordre
Le chargeur est responsable du chargement d’un véhicule, du calage et de l’arrimage de la marchandise.
Il doit fournir les informations nécessaires : poids de la marchandise transportée, centre de gravité, nature de la charge, type de chargement et contraintes spécifiques.
La responsabilité du transporteur et du conducteur
Le transporteur doit s’assurer que l’arrimage ne présente pas de danger manifeste.
S’il accepte un transport dont l’arrimage est non conforme, sa responsabilité peut être engagée, notamment en cas d’accident ou de contrôle routier.Le conducteur doit vérifier l’arrimage de la marchandise avant le départ et pendant le transport, en particulier lors des arrêts. Il participe directement à la sécurité du transport routier.
Quelles sont les obligations de vérification de l’arrimage des charges ?
La réglementation impose la réalisation de vérifications effectives, et pas uniquement le respect de règles théoriques.
Les contrôles à effectuer avant et pendant le transport
Les vérifications doivent notamment porter sur :
- l’état des sangles d’arrimage, chaînes, barres et accessoires ;
- les points d’arrimage et leur résistance ;
- le calage de la marchandise transportée ;
- l’adéquation entre le type de chargement et le véhicule utilisé ;
- la stabilité de la charge avant et pendant le transport.
Les conséquences d’un arrimage non conforme
Un arrimage non conforme peut entraîner l’immobilisation immédiate du véhicule utilitaire jusqu’à mise en conformité, des sanctions financières et des retards opérationnels, voire l’engagement de responsabilités en cas d’accident.
Pourquoi les contrôles d’arrimage sur support papier atteignent-ils leurs limites ?
Les contrôles d’arrimage réalisés sur support papier montrent aujourd’hui leurs limites face aux exigences réglementaires et aux contraintes opérationnelles.
Les limites opérationnelles des supports papier
Les supports papier sont souvent à l’origine :
- d’oublis ou d’erreurs lors des opérations de chargement ;
- d’informations illisibles ou incomplètes ;
- d’un manque de standardisation entre sites, transporteurs ou secteurs (industrie, BTP, travaux publics).
Les limites en matière de traçabilité et de preuve
L’archivage papier est difficilement exploitable en cas de contrôle ou d’enquête.
La traçabilité des vérifications devient fragile et la preuve de conformité compliquée à produire.
En quoi le manque de traçabilité complique-t-il la sécurité du transport routier ?
Sans données fiables et centralisées, il devient difficile d’assurer un suivi rigoureux des pratiques d’arrimage.
Les difficultés de suivi et d’analyse des pratiques
Il devient complexe de suivre l’évolution des pratiques d’arrimage dans le temps, d’identifier les écarts récurrents ou les défauts de calage, et d’évaluer la fiabilité des transporteurs.
Les impacts sur la prévention des risques
L’absence de données exploitables limite la capacité à prévenir les risques, à corriger les pratiques et à réduire les accidents liés au chargement et au transport des marchandises.
Comment structurer efficacement les contrôles d’arrimage des charges en transport routier ?
Pour répondre aux exigences réglementaires, les contrôles d’arrimage doivent être homogènes, fiables et traçables.
Le fonctionnement d’une checklist digitale d’arrimage
Cikaba accompagne les entreprises industrielles dans la structuration de leurs contrôles d’arrimage des charges. La solution repose sur une checklist numérique d’arrimage, accessible sur mobile, tablette ou poste fixe. Elle guide l’opérateur pas à pas en fonction du type de marchandise, du véhicule utilitaire ou de la remorque, et des risques spécifiques liés aux opérations de chargement et de déchargement.
La fiabilité et la traçabilité des contrôles réalisés
Chaque contrôle est obligatoire, horodaté et signé numériquement.
Les vérifications portent à la fois sur les dispositifs visibles (sangles, barres de blocage, tapis) et sur les points critiques définis selon la nature du chargement.
Comment la digitalisation améliore-t-elle la coordination entre les acteurs du transport ?
La digitalisation permet de mieux organiser les rôles et les responsabilités.
Une coordination renforcée entre opérateur, transporteur et QHSE
La checklist digitale relie l’opérateur, le transporteur et le manager QHSE autour d’un même processus de contrôle, avec une validation claire avant le départ du véhicule.
Des données exploitables pour piloter la sécurité
Les données collectées permettent d’analyser les écarts, de suivre les indicateurs et d’améliorer durablement la sécurité du transport routier de marchandises.
Quels bénéfices concrets attendre de la digitalisation des contrôles d’arrimage ?
La digitalisation des contrôles d’arrimage permet notamment :
- une amélioration de la sécurité routière ;
- une réduction des risques d’accidents liés au chargement ;
- une conformité réglementaire démontrable ;
- une meilleure gestion des transporteurs ;
- un suivi homogène des pratiques d’arrimage sur l’ensemble des sites.
Comment inscrire durablement l’arrimage dans une démarche de sécurité du transport ?
La réglementation sur l’arrimage impose des règles strictes. Sans outils adaptés, la conformité reste difficile à garantir dans la durée.
Structurer les contrôles d’arrimage, fiabiliser les vérifications et disposer de preuves exploitables permet d’inscrire durablement l’arrimage de la marchandise dans une démarche de sécurité, au service des personnes, des véhicules et des marchandises transportées.