Comment améliorer la sécurité en entreprise grâce à l’analyse des Facteurs Humains et Organisationnels (FHO) ?

Analyse 360 des FHO

Comme le met en avant dans une de ses vidéos l’Institut pour une Culture de Sécurité Industrielle (ICSI), les Facteurs Humains et Organisationnels (FHO) représentent un élément crucial pour la sécurité. Dans cet article, nous vous expliquons en quoi l’analyse des FHO peut améliorer votre politique de prévention des risques.

1. Prendre en compte les facteurs humains et organisationnels (FHO) dans la sécurité de l’entreprise

Lorsqu’un accident se produit alors que les consignes QHSE sont respectées et que les indicateurs n’indiquent aucun dysfonctionnement (lorsqu’aucun problème n’est constaté au niveau d’une machine, du management, du port des EPI…), il est très facile et rapide de miser sur l’erreur humaine.

Or, même si l’humain est faillible, son erreur peut seulement être une conséquence d’autres défaillances qui ne sont pas directement visibles. Un mauvais comportement humain peut donc être le reflet d’une situation défavorable qui ne s’observe pas au premier coup d’œil.

De ce fait, invoquer trop rapidement l’erreur humaine en cas d’accident empêche une remise en question de son organisation et ne favorise pas la prévention.

La question à se poser serait plutôt : quelles ont été les conditions organisationnelles qui ont mené à l’accident ?

En analysant les facteurs humains et organisationnels plus en profondeur, on peut avoir une nouvelle vision de la situation et comprendre l’origine de l’erreur humaine.

En effet, plusieurs facteurs peuvent se combiner et influencer le comportement humain : 

  • L’état de l’individu, état de santé physique et mental (niveau de fatigue, concentration…)
  • La situation de travail : jour ou nuit, états des matériels… 
  • Activité du service : pic de production, période creuse…
  • Collectif de travail : bien-être au travail, ambiance, entente…
  • Organisation et management : écoute et exemplarité des managers, clarté des processus et organisation du service, place de la sécurité dans les priorités de l’entreprise… 
  • Bonnes compréhension des consignes : compréhension des consignes, identification précise des tâches à accomplir et des moyens pour y parvenir, formations adaptées au matériel utilisé, … 
  • Autres facteurs dépendant de chaque entreprise.

Or il n’y a pas besoin d’attendre un prochain accident pour étudier les facteurs humains et organisationnels. 

2. Faire une analyse 360 pour comprendre le lien entre les facteurs humains et organisationnels (FHO) et l’accidentologie

Pour identifier les causes profondes de l’accidentologie, il est nécessaire d’effectuer une analyse globale des facteurs humains et organisationnels en prenant en compte les accidents, les situations dangereuses et les comportements.

Cette analyse 360 des risques permet d’identifier de nouveaux leviers d’actions pour améliorer la performance de la sécurité de l’entreprise.

Si l’on prend un exemple d’accidentologie au sein d’un atelier, faire le lien entre activité et accident permet de mettre en place des seuils d’alertes (augmentation de la cadence…). 

Lorsqu’un seuil est dépassé, des actions de prévention doivent être mises en place pour réduire le risque et ainsi éviter de mauvais comportements engendrés par l’environnement défavorable à la sécurité.

Cependant, un environnement favorable à l’accidentologie peut être plus complexe que cet exemple.

En effet, l’accidentologie peut être favorisée par la multiplication de facteurs :

  • un pic d’activité corrélé à une nouvelle organisation (nouveaux matériels, nouvelles procédures…) et à un absentéisme dû à une vague épidémique, 
  • de nouvelles cadences de travail corrélées à un turnover impliquant l’arrivée de nouveaux profils au sein de la zone de travail,
  • une coactivité due à des maintenances en parallèle de l’activité habituelle, au sein d’équipes parfois en sous-effectif pendant la période estivale.

Il faut bien comprendre que lorsque différents facteurs entrent en interaction, le risque est augmenté.

Ainsi, il est possible d’aller encore plus loin dans l’analyse en identifiant les spécificités des facteurs de risque pour personnaliser les processus de prévention mis en place auprès de chaque profil (poste de travail, …) ou zone de travail.

Chaque facteur de risque identifié avec ses spécificités apportera donc de nouvelles pistes pour faire progresser les processus de prévention, en allant au-delà du périmètre métier habituel.

De nouvelles barrières de prévention sont ainsi mises en place pour éviter les accidents qui peuvent être graves voire mortels.

3. Utiliser la Data Science pour améliorer la prévention des risques au travail

C’est dans cette optique que la data science peut une nouvelle fois accompagner les préventeurs dans leur métier en explicitant le lien entre les facteurs humains et organisationnels et l’accidentologie.

Une cartographie complète des risques et de leurs causes permettra d’identifier de nouveaux leviers d’actions. En suivant en temps réel de nouveaux indicateurs, vous êtes alerté en cas de situations favorables à l’accidentologie préalablement identifiée.

C’est en ce sens que le logiciel QHSE Cikaba BRAIN vous accompagne pour comprendre les causes profondes de votre accidentologie, identifier de nouveaux leviers d’actions et ainsi améliorer la culture sécurité de votre entreprise.

Vous souhaitez optimiser la prévention des risques dans votre entreprise ?

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