TMS : comment les identifier ? Quelles sont leurs conséquences pour votre entreprise ?

Parties du corps exposées aux TMS

L’activité industrielle de très nombreuses entreprises, quel que soit leur secteur d’activité (agroalimentaire, métallurgie, chimie, pharmacie, transport, plasturgie…) implique systématiquement une activité physique des salariés. Dans le cadre de leurs missions, ces derniers sont ainsi exposés à de nombreux risques liés à une activité physique au travail, en particulier les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS).

Dans cet article nous aborderons la définition des troubles musculo-squelettiques, les différents facteurs favorisant leur apparition et leurs conséquences sur l’entreprise.

Les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS), qu’est-ce que c’est ?

Les troubles musculo-squelettiques sont les maladies professionnelles les plus courantes en France. Ces maladies touchent les muscles, les tendons, les nerfs, toutes les structures autour des articulations, le plus souvent au niveau du dos et des membres supérieurs (poignet, épaule, coude), et plus rarement les membres inférieurs (genoux).

Les troubles musculo-squelettiques peuvent engendrer de nombreux dommages sur la santé physique et mentale des salariés comme : des douleurs articulaires, des douleurs musculaires, des maladies aiguës et/ou chroniques, des inflammations, des lombalgies, du stress, de la fatigue chronique…

Quels sont les facteurs contribuant à l’apparition des TMS ?

Les troubles musculo-squelettiques sont très souvent directement liés aux conditions de travail même si certaines activités propres à chaque individu comme la pratique d’un sport, du jardinage ou du bricolage… peuvent influencer leur survenue. D’autres facteurs dits individuels comme l’âge, le genre ou les antécédents médicaux peuvent également avoir un impact.

Tous les salariés des entreprises, sans exception, sont concernés par les troubles musculo-squelettiques ! Il existe cependant différents niveaux d’exposition selon les métiers exercés.

S’il est vrai que les travailleurs de bureau sont moins atteints par les troubles musculo-squelettiques que les ouvriers sur le terrain, ils ne sont pas non plus épargnés. Le travail statique devant un ordinateur peut entraîner des troubles musculo-squelettiques (le plus souvent des douleurs à la nuque et aux épaules) si le poste de travail n’est pas aménagé de façon ergonomique (hauteur d’écran, de chaise et de bureau, distance d’écran, de clavier et de souris, siège et éclairage adaptés…).

Mais certains secteurs d’activité dont les conditions de travail impliquent une manutention intense sont particulièrement exposés aux troubles musculo-squelettiques. C’est le cas notamment du transport et de la logistique, l’agroalimentaire, le BTP, la propreté, l’industrie métallurgique et les services d’aide et soins à la personne.

Il existe 4 grands types de facteurs de risques : les facteurs biomécaniques, les facteurs environnementaux, les facteurs organisationnels et les facteurs psycho-sociaux.

1- Les facteurs biomécaniques

Les facteurs de risques biomécaniques comprennent différents paramètres comme une posture inconfortable, un effort excessif, la répétition de gestes et un travail minutieux. La combinaison de ces éléments multiplie drastiquement le risque de survenue de troubles musculo-squelettiques.Par exemple, les troubles musculo-squelettiques peuvent survenir lorsque le salarié adopte une mauvaise posture pour soulever une lourde charge ou effectuer les mêmes gestes pendant plusieurs heures…Dans ces conditions, le salarié sur-sollicite ses capacités physique et n’a pas suffisamment de temps pour récupérer, ce qui entraîne l’apparition des douleurs.

2- Les facteurs environnementaux

La présence de facteurs environnementaux tels que le bruit, des conditions de température défavorables, un éclairage inadapté peuvent aggraver les contraintes biomécaniques précédemment citées.

3- Les facteurs organisationnels

L’activité des salariés à leur poste dépend du mode d’organisation de leur travail (cadence, durée, horaires, type de tâche, pauses insuffisantes, manque d’alternance de tâches…). 

4- Les facteurs psycho-sociaux

Enfin, le stress et la charge mentale peuvent également influer sur les troubles musculo-squelettiques.La perception du salarié de son propre travail (la monotonie de son travail, le manque de reconnaissance de la hiérarchie, la pression sur les délais, le manque d’implication, des relations interpersonnelles dégradées, l’insécurité de l’emploi…) joue un rôle sur la tension musculaire qui augmente, ce qui accentue la perception de la douleur.

Le salarié est alors davantage sujet aux risques de troubles musculo-squelettiques.

Vous pouvez consulter nos articles dédiés aux risques psycho-sociaux pour en savoir plus.

Quelles sont les conséquences des TMS pour votre entreprise ?

Les troubles musculo-squelettiques représentaient 87% des maladies professionnelles en 2017 (Source : Assurance Maladie). 

Les conséquences des troubles musculo-squelettiques pour l’entreprise sont multiples :

  • Impact économique du fait de cotisations élevées liées à l’augmentation des Maladies Professionnelles (MP) et Accidents du Travail (AT). Cela représentait environ 2 milliards d’euros en 2017. (Source : Assurance Maladie). 
  • Baisse de la productivité lié à l’absentéisme, du turnover, et donc du chiffre d’affaire, 
  • Impact de la notoriété si la proportion de salariés touchés est très élevée impliquant des difficultés à recruter,
  • Organisation interne impactée : dégradation de l’atmosphère du travail et perte de confiance vis à vis de la hiérarchie, 
  • Perte de temps liée à la gestion administrative des arrêts de travail…

Les employeurs ont une obligation de résultat en matière de Santé et de Sécurité au Travail (SST) et doivent maîtriser les risques professionnels, dont font partie les troubles musculo-squelettiques (Source : Code du travail Article L4121-1).

L’enjeu consiste à garantir un environnement de travail sécurisant pour la santé physique et mentale de tous les salariés.

Nous verrons dans un prochain article comment réduire les risques liés aux troubles musculo-squelettiques.

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